la vie en 24/36

humeur du jour


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Et voilà, c’est fini, on ne parle plus de la Birmanie !
Le dictateur peut recommencer à tuer et torturer !
Non il y a beaucoup plus important maintenant :
Il faut sauver les régimes spéciaux !
Au passage on a appris qu’un Japonais valait au moins mille bonze.
Chiffre approximatif des tués par le régime lors des manifestations.
Un japonais, un journaliste est mort tué par un tir de M16.
Le japon a vivement protesté et coupé ses subventions, enfin c’est qu’il prétend
Mais j’en doute .
 

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Lundi 29 octobre 2007
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-Il y a un loc’h, ami que tu devrais aller voir.

L’homme qui me parle, est accoudé comme moi au comptoir du pub une pinte de stout à la  main et me regarde avec ses yeux malicieux qui éclairent de leur pâleur la sombre tignasse qui roule  sur ses massives épaules de highlander.

C’est un pub improbable ce mac en Rod lounge.

Vous ne pouvez pas le manquer. Après quelques heures de route hésitante et hasardeuse sur la one pass road qui monte vers la mer du nord, au milieu des tourbières, et des loch mordorés qui se reflètent dans le ciel chargé de l’automne, il y a un battisse aplatie comme un buveur au comptoir qui vous observe et vous fait un  clin d’œil avec ses volets rouges.

N’y allez pas si vous avez peur des gens rudes, de la bière brune et du tabac qui vous prend à la gorge dés que vous entrez. Là pas de zone non fumeur. Que des hommes !

Tu crois ? Ma voie pâteuse de guiness est fatiguée.

Yes guy ; c’est bon pour ce que t’as.

Ce que j’ai c’est un vieille histoire d’amour qui remonte à la surface alors que je croyais avoir oublié, être guéri. Une terrible passion qui a tout balayé détruit sur son passage.

Il a suffit de cette voix monocorde qu’elle sait si bien prendre pour dire des choses graves. Elle pourrait très bien dire, cher ami vous allez mourir avec le même ton indifférent.

Tout a explosé dans ma tête.

Après la journée à la ferme je suis allé au pub, pas celui tout près, non le mac en Rod lounge où je savais pouvoir être seul mais pas vraiment.

La dernière fois que j’y étais, j’ai tué un homme. Personne ne sait même s’il a vraiment existé maintenant. Ici on ne parle pas des dettes d’honneur .IL est aussi virtuel que le monstre du loch ness .

Hum, il est où ton, loc’h ?

Vas devant toi il te trouvera mieux que toi tu ne le chercherais

Pour un homme qui a bien savouré la guinness accompagnée de single malt, rien de mystérieux.

On sort et on avance c’est tout.

Pas de risque de se faire écraser .

Les voitures on les voit arriver des miles avant.

J’ai marché et j’ai trouvé un petit loc’h embrumé.

Il y avait un banc au bord.

Je me suis assis et j’ai attendu
Sous l’effet de l’alcool je me suis assoupi.

Je me suis réveillé transi par le froid humide.

La brume m’entourait et cachait maintenant le loc’h

J’ai senti un froid inhabituel comme s’il venait de l’intérieur.

A côté de moi, vêtue d’un linceul de brume glaciale, une femme me regardait. Elle tenait un crâne à la main et semblait le caresser.

Mon amour disait elle, mon amour, ne veux tu pas devenir mon amour ?

-qui es tu belle apparition ?

Tu ne veux pas mourir pour une femme ?

-         j’ai compris tout de suite et j’ai couru ! mon amour mon amour criait elle derrière moi.

Le lendemain j’ai pris le téléphone et je lui ai dit sur le même ton monocorde qu’elle sait si bien utiliser : tu m’gonfles kenavo !

C’est comme si j’avais vu la bouche qui s’ouvrait de stupeur ; j’ai raccroché.

Le soir je suis allé au mac en Rod, et j’ai offert une pinte au gars. Je lui ai dit :

T’avais raison !

 Il a ri en vidant d’un trait sa pinte pour émettre un rot sonore et satisfait.

Par anton ar gwillou - Publié dans : alceste.overblog.net
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Dimanche 28 octobre 2007
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Je m’appelle Anael. Mon  père est mort au combat, le  combat de trop, mais il le savait .Ma mère est morte en couche, mais elle le savait. Non pas qu’il lui fût imposé, non, mais leur couple avait ce sens de l’enfantement, un sacrifice  accepté .Je suis née femme, on m’éleva en combattante. On m’appris les savoirs du guerrier, et la grande connaissance des femmes, afin que je puisse un jour prendre époux .Pour l’instant tous les hommes que j’ai connu, sont mort, je les ai tués je suis une guerrière !!!

La mer est belle en cette aurore. Ma main palpe avec sensualité la garde de mon sabre derrière mon épaule à la façon étrange que mon père m’a enseignée, mais si redoutable en combat singulier par l’imprévisibilité du dégainé et sa violence, la lame frappant avec force dès le premier coup.

Je m’assoie en tailleur face à l’océan, en bas les vagues se brisent sur les roches agressives, en haut le vent dégage ce ciel si bleu, bleu comme ces regards que je croise en mon pays .Je caresse mon sabre, et je pose ma main sur mon ventre qui appelle le membre viril, celui qui plus fort que ma lame, tranchera en moi.

Je pose la pointe de mon sabre sous l’ombilic, là où le fier combattant vaincu l’enfonce pour mourir, mais aussi là où j’imagine qu’il rencontrera mon utérus gravide pour libérer l’enfant.

J’attend l’aimé qui me prendra moi et mon sabre afin que je n’ai plus à combattre sinon pour protéger mes enfants.

Hô toi mon bel amant quand viendras tu ?Je te choisirai parmi tes fiers compagnons tous aussi braves que toi mais toi tu ne seras ni le plus brave ni le plus beau , tu seras toi et c’est pour cela que je t’aimerai . Je t’aime déjà dans tes faiblesses car je connais ta force celle que l’homme a en lui quand il aime vraiment, et c’est celle là que je veux, je sais que tu mourras pour moi avec joie, que tes enfants seront ta richesse, que ce sel stimulera tes sens afin que tu meurs sans un cri, quand  ce sera ton heure.

En cette aube, je consacre mon âme à mes parents, car je vais peut être  les rejoindre .Avec mes frère nous savons qu’un peuple étranger avance. Femmes enfants, la même vie que nous ; des humains comme nous, pourtant cette terre est nôtre, alors ils doivent mourir. Nous irons porter offrandes à leurs dieux, car leur mort est injuste. C’est Anna la grande déesse qui décide qu’il en soit ainsi. Paix à leurs mânes .En attendant je graisse la lame de mon sabre afin que le dégainer soit vif.

A l’aube, le brouillard, qui cache aux mortels le monde des fantômes, couvre la lande .Un mur blanc nous isole, et réfléchit le bruit du ressac en bas de la falaise.

Pourtant, mes sens écorchés vifs par l’imminence du combat perçoivent le bruit des armes qui s’entrechoquent derrière ce mur qui semble nous dire avec nos fantômes, attendez, attendez, ceci est votre dernière heure.

Le druide devant nos rangs serrés nous parle de la vie unique et si précieuse , afin de nous appeler à la clémence , il nous parle de cette terre que nous devons respecter , de ces peuples de feuilles mais aussi de minéraux qui sont nos compagnons de vie en notre monde , il nous dit comme est douce et précieuse cette vie unique que nous allons sacrifier , mais il nous montre aussi ce chêne qui connaît des temps que nous avons oublié , et ce chromlec’h qui nous indique la porte que nous franchirons quand nous reviendrons à la fête de samhain pour rendre visite à nos vivants . Enfin il nous donne à boire l’hydromel l’alcool des dieux.

Soudain avec la marée le brouillard se lève. La troupe de nos frères ennemis brille au soleil de tous les feux des ses armes.

Il n’y a plus de peur, le temps est arrivé où nous allons rencontrer notre destin.

Un hurlement terrible parcourt la lande et à ma droite à ma gauche les hommes montent à l’assaut.

Je coure, me frayant n passage entre mes compagnons et avant eux j’arrive sur les rangs ennemis, dégainant mon sabre je fend mon premier adversaire puis les têtes les bras volent, enfin je traverse leurs lignes. Il y a le groupe des femmes et quelques guerriers pour les protéger, je les tue tous sauf un, il vient de faire voler mon sabre des mes mains .Je m’avance offrant mes seins dénudés à la lame qui attend sans bouger effleurant de sa pointe ma peau en sueur, la caressant, et je vois le regard fasciné de l’homme dont la main tremble .Nos regards se croisent et se disent :

-pourquoi !

Mes compagnons arrivent et s’apprêtent à le charger. J’écarte mes bras, la lame toujours posée sur mon sein.

Elle descend doucement effleurant ma peau qui suinte d’une perle de sang. L’homme met un genou à terre attendant la mort.
Cet homme est à moi, il sera mon mari s’il l’accepte ! Sinon qu’il parte libre.

Je hurle me retournant vers les rudes guerriers qui attendent trempés de sang et de sueurs.

-Qu’il en soit ainsi Anael, tu t’es bien battu qu’il soit ton tribu, profites en à ta guise.

Et de s’en retourner pour massacrer les survivant.

Il a les yeux verts comme son père, mais ses cheveux sont blonds .Mon homme pose sa main sur mon ventre, avec cette tendresse et cette reconnaissance pour cet enfant que je lui ai donné.

Dans l’échancrure de la veste de peau  cette cicatrice blanchie par le temps  lui rappelle que son sabre m’a touché avant lui

Je ne porte plus d’arme, je suis mère et épouse, mais mon sabre attend sous ma couche le cou de celui me trahirait.

Nous avons unis deux peuples et le druide a fait de mon homme son élève. Il ne combattra plus. Je le ferai le cas échéant à sa place. !!!!!

 

 

 

Par anton ar gwillou - Publié dans : alceste.overblog.net
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Samedi 27 octobre 2007
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Chacun dira que j’ai eu une enfance heureuse ;  au fait c’est quoi une enfance heureuse ? , Beaucoup de jouet, des beaux vêtements, des vacances, une belle maison, une belle voiture de papa, une belle maman ?

Tout faux, c’est pas ça, et paf !!!!!!!!!

Une enfance heureuse c’est un papa qui te regarde avec ses yeux fatigués de travail pour payer  la bouffe de la maison ou qui rêve d’un avenir meilleur pour sa famille  ou encore qui veux vaincre la malédiction de classe, enfin qui veut aller au-delà de sa condition, et une maman qui tire la couverture du canapé sur ton papa parce qu’il s’est endormi d’épuisement et elle qui dit ; « faut l’excuser il est si fatigué, mais il vous aime vous savez ! »

Un papa il vous apprend ça :

Un jour nous étions en vacances à l’île d’Oléron et tous les quatre nous paressions sous les pins maritimes ; mon frère et moi commencions à nous agiter.

Alors mon père s’extrait de sa sieste et nous montre quelque chose que je n’oublierai jamais :

Tout d’abord il me dit ceci, à moi, car il était très traditionnel  et vu que j’étais l’aîné………….. :

Antoine quand j’avais ton age je volais les harengs sur la grande table de la ferme où mon père travaillait  car j’avais faim ; donc tu peux comprendre que je n’ai pas eu de jouets !

Alors voilà ce que je faisais, (pour m’expliquer qu’il ne comprenait pas que je puisse m’ennuyer dans un sous bois si riche en possibilité d’activités et jeux d’enfant):

J’avais un couteau de paysan, tu sais ceux avec lesquels on coupe la tartine en petit triangle sur lequel on pose un morceau de saucisson ou de rillettes puis qui porte à la bouche ce met simple mais délicieux.

C’était mon seul bien.

Je me fabriquais mes jouets avec : par exemple, les petits bateaux que je lançais au fil de l’eau

Regardes :

Il prit un morceau d’écorce de pin et commença à façonner une jolie coque de barque. J’étais fasciné. J’ai pris l’opinel avec lequel bien entendu je me suis coupé, et j’ai sculpté mon premier bateau d’écorce.

Depuis tous mes enfants connaissent ces petits esquifs et aiment jouer avec ou les garder tout simplement

Mon père faisait aussi des moulins, avec une branche et de petites pales de bois taillées dans des copeaux, il suffisait de trouver un filet d’eau et les pales tournaient, c’était magique !

Il faisait des chars avec une bobine de fil des allumettes et un élastique

Des jeux de construction avec les chutes de bois du menuisier, des épées et des fusils bien sûr etc etc

Dans un même registre, mais avec un pouvoir de mémoire aussi puissant, mon grand père paternel, ce petit homme aux mains puissantes d’ouvrier, habitué à travailler le fer, un jour que nous nous promenions tous les deux, ayant emprunté ce chemin au nom si « poétique » de « crotte à cul », s’arrêta brusquement et se saisissant d’un branche me dit :

-Regardes Antoine, comment on coupe proprement une grôôôôôôôsse, branche.

Il se saisit de son couteau, au corps de cuivre jaune représentant un scène de chasse ou de foot , avec l’indispensable tire bouchon et une solide lame , deux instruments vitaux pour lui , et commença à attaquer le bois en inclinant la coupe de façon à créer un cône de rupture . Puis il brisa ce qui restait de bois.

-voilà, comme ça tu ne te coupes pas et c’est facile tu vois !

Bien que je n’avais pas quatre ans à l’époque la scène reste gravée pour toujours dans ma mémoire. Du reste le même jour, comme nous nous engagions dans ce chemin, me montrant un majestueux noyer, il me dit :

-Tu vois c’est avec ce bois qu’on fait les crosses de fusil !

 Je ressentais à quel point cette phrase était lourde de sens.

Bien qu’il n’y ai aucune comparaison entre  l’enfance de mon père ,et la mienne , puisqu’il fut un haut fonctionnaire à force de travail , ce que je retiendrait ce sont ces choses là et d’autres encore du même type .

A mon âge c’est ce qui reste, des « détails » importants !

On a l’impression que beaucoup se cristallise dans ces petits faits ridicules, comme une symbolique puissante, un apprentissage initiatique comme celui qu’on retrouve dans certaines confréries …

IL y a la gestuelle, la matière, le travail de l’objet brut, l’ « œuvre » enfin. Certains se reconnaîtront.

Je crois beaucoup en ces petits apprentissages de l’enfance comme support d’une relation affective avec nos parents et également comme vecteur d’un enseignement plus «exotérique ».

Je ne manque jamais de le faire avec mes propres enfants et ils réagissent comme moi, ça marche à tous les coups. Avec ça on fait sans problème un ingénieur grande école. force-de-l-eau-3.JPG

Par anton ar gwillou - Publié dans : alceste.overblog.net
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Jeudi 18 octobre 2007
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Sur la plage,
Vigoureuse nage,
Je nais à la grève matricielle, 
Ébloui de cette lumière de miel.
Je m’allonge serein,
Sur le sable marin.
Je te vois, moi petit enfant,
Ton château de sable façonnant.
Je me vois toi ne pensant pas,
Je te vois moi n’étant pas.
Ce château, fier oracle
De ma vie il dit la débâcle.
Le flot nerveux inonde sauvage,
Sans âme, ton bel ouvrage.
Sans soupir tu le relèves.
Mais la lame sans trêve,
Le réduit à ce qu’il est,
Sable, et sable tu redeviens.
Toi aussi minable terrien
Tu regardes ton triste destin,
Ce château que tu reconstruis sans fin.
Viens petit gars
Pourquoi ne laisses tu pas
La mer et le destin agir à leur guise,
Afin que vite tu profites de la brise
Qui te laisse aller plus loin,
Et vivre selon ton besoin.
Fier Ulysse tu retrouveras Ithaque ton île,
Et ta chère pénélope, si habile
À tisser et défaire sa toile
Si belle , révélée par son voile.
Fin de ton voyage sur terre,
Heureux tu seras de retrouver ta « mer » !
 
 
 
 
 
Par anton ar gwillou - Publié dans : alceste.overblog.net
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Jeudi 18 octobre 2007
Cher Antoine,
 
 
Hier ton père m’apporta un extrait de ton « blog » …Il était content apparemment « Antoine t’évoque, tu vas être contente ».
Je lus donc, « ma mère, les médecins et moi ». C’est vrai que ce retour vers moi, me plut dès les premières lignes, …surtout les premières lignes .Néanmoins ce que je découvris au fur et à mesure de cette lecture, tout en notant que tu me connais bien, c’est que tu évoques avec émotion et tant d’amertume le rôle que j’ai joué dans ton « destin » de médecin.
En effet j’avais lu « les hommes en blanc », en effet j’ai du t’en parler beaucoup. C’est vrai que le mot « médecin » avait une aura.
Alors maintenant, je culpabilise de cette insistance à laquelle se joignit ton père. Ainsi, lui qui conseille si bien les nouveaux parents : « surtout essayez de voir quelles sont ses inclinations »  ….. !!!!
Alors est ce l’époque, sommes nous passés si loin de tes aspirations ?
Il me semble toutefois que je me souviens avoir espéré que tu entres à la rue dUlm » tu étais si bon en lettres, très bon même, que madame Le Tallec voulait que tu présentes le concours général … tu as refusé, je crois …
Tu étais un enfant sensible, très sensible. Sur les photos, tu souris rarement, alors, as-tu été un enfant triste très tôt. ? De cela, sans doute, je n’ai pas pris conscience. Je n’ai peut être pas été assez câline, mais je crois avoir toujours fait, tout ce que je pouvais pour être présente, sans être possessive. Il n’en demeure pas moins que ta vie s’est déroulée avec de nombreux « cahots » En aurait il été autrement si tu avais eu une autre profession. Peut être !
Il y a des choix que tu as fait, qui ,me semble t il ,n’ont rien à voir avec ta profession, enfin je crois, peut être que si après tout.
Il y a aussi cette photo de toi, en haut de ton blog ! Non seulement tu es pensif, mais il y a autre chose derrière ce regard …
Par anton ar gwillou
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