Ceci est une fiction , tout
ressemblance avec des faits ou des personnage existant ou ayant existés serait purement fortuite ……………………………………………… !
Ceci est une fiction , tout
ressemblance avec des faits ou des personnage existant ou ayant existés serait purement fortuite ……………………………………………… !
Quatre heures du matin, je me brosse les
mains avant d’entrer au bloc pour faire naître un enfant à la mode de césar ! Un de plus ! Un, qui peut être justifiera mon existence sur terre.
Si tu étais Carmen
Je serai déjà mort !
Lorsque je rencontrai ton regard peu amène
Je compris que j’avais tort.
Belle indienne, baisses te yeux,
Qui sont deux soleils noirs
Brûlant comme aux enfers,
Ceux qui paressent comme des loirs,
A ne t’aimer que sagement.
Il te faux milles flammes,
Et du feu purificateur,
Qui renvoie ton homme à ses mânes,
Toi tu te fais une, douce chaleur.
Déesse cruelle, tu aimes comme tes ancêtres
Que l’on te sacrifie son cœur,
Qu’il soit arraché par le prêtre
Et que ton amant en meurt.
Impitoyable, tu ne veux que la pureté de l’or,
La dureté de ces beaux diamants
Tu n’acceptes qu’une ville s’enflammant aux feux de l’aurore
Par les rayons du soleil la caressant.
Divinité païenne, comme il est délicieux
De mourir pour cette braise sombre,
Qui, enflammant les petits curieux,
Les mande au pays des ombres.
Alors si je dois mourir,
Pour ces belles canines
Qui écorchent ce terrible sourire
Que ce ne soit pas ce soir mais à mâtine.
Laisse moi être ton graal
Et recueillir cette perle de rubis
Que j’expire dans un doux râle
Heureux que tu m’ais ôté cette triste vie.
Pour la paix de mon âme
Le monde est si beau si multiple, tant de mondes , tant d’hommes si différents , tant de cultures , comment accepter que n’on ne verra pas tout , ne vivra pas chaque instant d’éternité qu’il peur nous offrir . Peut être est ce là le sens profond de ma vie , si peu conforme aux standard de notre société normative qui valorise l’uniformité , la non différence , cet homme unidimensionnel décrit par Marcuse , ce monde d’Aldous Huxley , ce « meilleur des mondes « afin de vendre des aventures virtuelles , sans danger pour la nouvelle aristocratie du pouvoir , celle qui en 1789 renversa un absolutisme dépassé par la logique de classe , la logique économique que Marx nous expliquera cent ans plus tard .
Par ce que j’ai aimé vivre toutes ces choses que l’on décrit dans les livres, ces livres si précieux qui nous faisaient rêver, bien au-delà de ce que nos media actuels nous offrent, j’ai payé un prix légitime finalement quand j’en ai enfin compris le sens .
Ces livres si chers à mon cœur, comment parler, de ces univers rêvés , ces univers communiqués d’esprit à esprit , i shin den shin , comme disent les sages bouddhistes zen .
La lecture me fut libératrice, et dès que mon père me donna cinq franc je les consacrais uniquement à l’achat de livres de poche qui coûtaient trois franc cinquante pour un « simple « à l’époque. Je passais des heures au fond de la boutique, et le libraire ne me disait jamais rien, il savait que je repartirait avec un livre à chaque fois, et comme j’étais un client régulier, il me faisait une ristourne avec laquelle au bout d’un certain temps je m’achetais un nouvel ouvrage. Pouvez vous imaginer que mon ami de l’époque et moi faisions collection de ces petits fascicules fragiles qu’il fallait à peine ouvrir sous peine de voir les pages s’envoler. Ce garçon reste gravé dans mon cœur. C’était un surdoué, il avait cent quarante cinq de QI , j’en avais cent trente cinq .Imaginez qu’il vivait dans une de ces fermes de Mayenne au sol de terre battue , imaginez ces rangées de livres acquis avec ces pauvres pièces économisées . Personne de l’aidera, il poursuivra sa scolarité jusqu’à un bac B !!!!!Lui qui pouvait résoudre les équations les plus ardues, mais chacun connaît les compétences de notre système éducatif pour couper les têtes qui dépassent. Après quoi je l’ai perdu de vue, je ne sais ce qu’il est devenu.
Perdu de vue, c’est un thème récurrent de ma vie, et j’y vois une sorte de scénario. Mes parents ont beaucoup déménagé, car mon père dans sa quête personnelle, de réussite sociale avait souvent « muté »,lui le fils d’un misérable maréchal ferrant breton, émigré en Touraine par la misère, abandonné par sa femme qui lui laissait deux enfant à élever, lui qui n’avait pas de quoi s’habiller, ni même manger tous les jours comment le lui reprocher .Pourtant il s’est trompé, et il suffisait de voir ses collègue pour le comprendre, moi je le savais mais je n’étais qu’un enfant. Je constatais qu’ils avaient un vie simple, stable, et que ma mère elle-même le remarquait avec envie, je savais qu’il courrait après quelque chose qu’il n’aurait jamais, la reconnaissance par les castes sociales, car même au plus haut échelon, qu’il pouvait atteindre, on lui faisait bien sentir qu’il n’était pas du sérail. Au bout du compte il retournera dans le pays où il a vécu, dans une modeste villa, sans plus d’argent et de reconnaissance que ses ex confrères qui n’avaient pas fait « carrière «.En conséquence au gré des déménagement ,j’ai perdu jouets et camarades car l’époque ne prenait guère en compte les enfants .Ainsi j’ai « perdu de vue » mes amis et je ne les ai jamais revus , je crois que cela a une importance pour la suite de ma vie .Je constate que j’ai pratiqué , involontairement un errance à base professionnelle , ou sentimentale parfois .
Mais aujourd’hui où les arcanes de la vie m’obligent à découvrir, un nouvel espace de vie, je ne peux finalement qu’en être heureux, car cela nourrit mon aspiration à vivre autre chose, un autre ailleurs, un de plus, comme ces livres que L et moi alignions sur nos pauvres étagères.
Un autre ailleurs, un nouveau blog , cette digression servira donc de réouverture pour ce blog agonisant ! Bonjour les amis quoi de neuf depuis mon long sommeil ?
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