Les fêtes de fin d’années, quelle épreuve ! Heureusement cela va se terminer dans l’apocalypse, comme saint jean nous l’avait prédi ! Ne fuyez pas, je parle de votre apocalypse personnelle celle qui vous attend mardi matin, quand vous retournerez au travail (si si je vous assure il y a des gens qui travaillent le 02012007, malgré les injonctions fortes de l’éducation nationale qui ne tolère que les restaurants et autres hôtels de charme en ces jours de fêtes).
Une fois que vous aurez, réitéré votre sentence de misanthropie excessive, vous pourrez continuer à me lire, allez on y va !
Ainsi donc en cette fin d’année, chacun y va de sa nostalgique et compassionnelle observation, de l’année écoulée. Nous avons droit aux bêtisiers sur le » Paf «, pas difficile, le contraire serait plus problématique et on nous a offert un drôle de père noël accroché à une corde ce jour, un certain Sadam je crois, qui n’a pas eu la chance d’obtenir la protection des états unis comme ce cher Pinnochet ,qui à mon avis le bat au compteur des morts innocents.
J’ai du reste admiré avec émotion les contorsions des nos diseurs de vérité officielle, afin que chacun ne saute pas trop de joie dans les rues à l’annonce du décès naturel de ce drôle de grand père Pinochet. En revanche on nous a intimé l’ordre de sabrer le champagne à l’annonce de la sinistre pendaison de monsieur Hussein (notoire assassin d’état) à 2heure du matin, et surtout de remercier, chapeau bas, ce cher assassin Bush mais lui vous comprenez, il a beaucoup de divisions comme disait Staline, donc il a raison.
Moi monsieur, je ne sabre le champagne pour aucune exécution ,quelque soit l’infâme criminel concerné , alors monsieur Bush continuez à faire votre sale affaire, mais sans moi ( du reste vous n’avez pas besoin de moi et ça m’arrange )
Ceci dit, mais il fallait le faire, passons à notre quotidienneté, parfois tout aussi sordide.
Alors voilà pour la première partie nous avons eu droit à un déferlement de fausse bonne conscience, afin que chacun puisse se ruiner en cadeaux inutiles et surtout coûteux, s’empifrer en toute sérénité, et être encore en état d’aborder l’apothéose ; encore une dernière chicane, bien négociée avec les tentes des SDF et on va enfin pouvoir se saouler de champagne sur toutes les places du monde dit civilisé, qui marche au calendrier grégorien , et rire au nez de ceux qui bêtement voudraient simplement qu’on leur donne les poubelles du jours de l’an .
Mais au fait vous croyez que l’année à venir va être meilleure ? Non sérieusement ? Si ? Alors là j’y crois pas, vous avez bu combien de bouteilles de champagne ?bon quand vous aurez désaoulé, vous serez peut être en état d’aborder la dernière étape, la plus sublime, et finalement je dirais celle que je préfère : le lendemain du premier janvier. Une merveille !!!!
Ainsi pour les rares personnes qui travaillent ce jour là, un supplice ou un vrai bonheur c’est selon, les attend.
Je dresse le décor : vous arrivez dans votre bureau, ou votre service de santé, ou sur votre chaîne de travail, ou sur le chantier de travail, enfin où vous voulez peu importe. Ce qui est compte c’est d’avoir au moins une ou deux personne que vous détestez profondément viscéralement : tout le monde s’embrasse se souhaite le meilleur en pensant le contraire , mais que faites vous ?
J’ai bien réfléchi à cette question. Il y a la vision bouddhiste ou même évangélique, qui voudrait que l’on souhaite le meilleur pour le meilleur de nos ennemis, mais au bout du compte la vrai compassion est d’être honnête vis-à-vis de l’autre et de lui renvoyer sa propre image sans craindre sa fureur, ce qui est très chrétien par ailleurs, c’est ma position.
Sans haine ni ressentiment, sans hypocrisie, je ne me prête pas à ce simulacre des vœux mais , je ne refuse pas les invites , donne à qui veux bien recevoir, accepte ce qui m’est donné , sans état d’âme , et sans attente .
Les temps futurs ne seront pas meilleurs, surtout pour certains, toujours les mêmes, je ne crains pas les cataclysmes climatologiques qui sont le prolongement logique de notre évolution sur terre et qui peut dire ce que sera cette humanité à l’aube des siècles futurs .L’humanité, à l’image de l’univers qui suit la loi de l’entropie, a son destin inscrit dans ce dernier. Quelle prétention de vouloir imaginer que nous pourrions maîtriser notre avenir par des mesures économiques. Si nous devons exister, alors nous irons plus loin vers ces exo planètes que nous découvrons , puis quand l’univers aura fini son expansion , nous suivrons son destin , voilà tout .
Ce qui ne change pas c’est la condition humaine! Que l’on voyage à la vitesse de la lumière ou non qu’est ce que cela change si nous ne sommes pas capable d’évoluer en terme d’humanisme.
Alors pour cette année nouvelle, souhaitons nous d’avoir juste un peu de compassion pour l’autre, d’être juste un peu moins égocentriste. Que le monde s’aime en aimant la partie la fragile de son corps comme nous le faisons pour notre propre organisme.
Aujourd’hui sur Arte un reportage sur les yawalapiti me fait voyager, car je ne peux m’empêcher de rêver quand je vois ces jeunes amazoniennes avec leur simple pagne, leurs longs cheveux noir d’ébène et leurs yeux si noir, je vois ma compagne avec son sourire carnassier qui se moque de moi .La beauté de ces peuples indiens, leurs mœurs, si proches du paradis originel, me ravissent. Et comme chaque jour quand je redécouvre au petit matin Maria à mes côtés je fais ce magnifique voyage de l’autre côté de l’atlantique avec cette fureur de vivre cette générosité , qui les caractérisent. Avec Maria la vie m’ a fait un somptueux cadeaux mais je ne sais pas pourquoi , je ne peux que remercier pour l’instant .
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander

Commentaires