Dans le journal « le monde » de dimanche j’ai été profondément touché par une photo montrant l’arrestation d’une jeune mexicaine , migrante clandestine ; la disproportion entre cette minuscule jeune femme , et les quatre policiers de taille américaine en tenue de combat , le dérisoire de cette fouille en règle , ces nuques rasées , avec ce regard désabusé de la jeune femme , tout cela dans le cadre désertique de la frontière mexicaine , avait un côté irréel et exprimait néanmoins la cruauté et la disparité des conditions humaines .
Est-ce par ce que je vis avec une Chilienne que j’ai été particulièrement sensible à cette photo qui pourtant n’est qu’un instantané d’une réalité quotidienne de millions de gens qui frappent à nos portes y compris en Europe avec le scandale de Sangatte ; toujours est ‘il, mais n’est ce pas le propre d’une bonne photo, que cette scène a déclenché une méditation sur ce problème et la façon dont il est géré par notre société mondiale.
Il y a un mot qui vient immédiatement à l’esprit : hypocrisie ! En effet chaque état expose ses raisons toutes aussi raisonnables les unes que les autres, à une position de refoulement qui est générale à ma connaissance .Mais aucun ne dit la vérité ; la vérité c’est que nos sociétés occidentales riches sont accrochées à leur opulence et en situation de crise interne, ne peuvent envisager de partager avec la grande misère du monde .Il faut mettre en parallèle cette position avec notre propre crise sociale qui voit sans cesse s’amoindrir le pool d’individu ayant accès à toute la protection et le confort social que nos systèmes autorise , en arrivant même maintenant à refouler de la même façon que les migrants, les jeunes , notre jeunesse condamnée en revanche à payer les retraites des baby boomers avec le même cynisme que pour les migrants .
Chacun est complice y compris les progressistes qui arguant de défendre les droits des travailleurs ne font que protéger ceux qui sont déjà dans le système et la crise anti cpe le démontre bien.
Accepter un flux migratoire non contrôlé c’est accepter de partager tout simplement et donc d’en rabattre sur ses propres exigences, or ça il n’en n’est pas question ; pire on veux favoriser la migration des élites intellectuelles, en un mot piller le capital scientifique de ces pays déjà technologiquement démunis, qu’est ce sinon un terrible cynisme ?
Ce que j’ai ressenti devant cette photo c’est tout simplement du dégoût.ajouter un commentaire commentaires (4) créer un trackback recommander

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