APRENEZ L 'ESPAGNOL COMPAGNEROS !
Vendredi j’ai même vécu ce que j’appelle un moment subtile.
Alors que j’écoutais dans la voiture un enregistrement de sonorités maritimes, le ressac s’est conjugué avec la vision de la chaîne des alpes enneigée et cette merveilleuse couleur bleu du lac par beau temps ; cette conjonction créa cette sensation d’éternité, d’infini, très fugitive que la pratique de zazen cherche à amener.
J’ai eut également une autre émotion ,très intellectuelle celle ci ,en lisant dans le supplément du monde du samedi ,que le sous commandant Marcos réapparaissait sous le nom de sous délégué zéro et avait un blog , hélas en espagnole ; le SCM est le communicateur ironique de la révolution zapattiste ; il a troqué son cheval pour une moto mais il a toujours sa cagoule et sa pipe ;c’est assez réjouissant de constater la vitalité de mouvements tels que celui ci ,qui a les pieds dans un réalité prégnante et pour lequel révolution et combat on un sens non dévoyé ; cela me fait toujours ricaner quand j’entend ces mots dans la bouche de nos révolutionnaires à tête de premier de la classe comme dirait Coluche , description qui s’applique très bien du reste à F.H .
Dans le même registre j’ai eu un moment d’extase en visionnant un reportage sur les anti cpe , quand un journaliste interrogeant 2 lycéenne a interpellé un quidam qui comme souvent dans ces micro trottoir se scotch au journaliste sans y avoir été invité ; le journaliste lui a ironiquement demandé, si ce que disaient les lycéennes l’intéressait ; il s’est alors apitoyé sur leur sort , il n’ a pas demandé leur numéro de téléphone mais c’était » moins une « ;
Le journaliste lui a alors demandé s’il travaillait et quel était son statut ; le petit jeune homme comme il faut qui traînait dans la rue à l’heure où les employés du privé travaillent ,nous informa pathétique qu’il était fonctionnaire ; le journaliste lui fit remarquer que la précarité ne le concernait pas, mais nous avons fondu en larmes ,quand il a décrit sa triste condition ; il fut alors demandé aux lycéennes si elles pensaient que pour répondre à leur angoisse de précarité l’avenir le plus heureux se trouvait dans les mains de l’état sous la forme d’un merveilleux emploi de fonctionnaire ; elles acquiescèrent vivement . Se prenant à rêver aux beaux crédits qu’elles pouvaient espérer avec une telle perspective .Devant un tel altruisme révolutionnaire je ne pouvais m’empêcher d’essuyer une larme. Pauvre sous commandant Marcos , je comprends pourquoi en réalité il a prit maintenant le nom de sous délégué zéro impressionné par un tel héroïsme révolutionnaire .
Il est vrai que les problèmes de nos jeunes anti cpe sont d’une autre gravité que ceux des indiens du CIAPPAS ….. !
Quelque part, je les comprends quand même ces jeunes anti cpe ;
Pour la première fois une génération sera moins riche et moins bien lotie que la précédente ayant pour devoir de pourvoir à l’opulente et confortable retraite de la vague provenant des milliers de fonctionnaires, je comprends qu’il y ait un léger ressentiment ; quand j’étais enfant j’entendais souvent les adultes dire , nous nous sommes battus et avons travaillé pour vous offrir un avenir meilleur ; maintenant cette génération offre le spectacle de sa luxueuse oisiveté à une génération qui sera condamnée à travailler pour elle
Un peu déprimant quand même.
Finalement je crois que je vais apprendre l’espagnol et aller sur le blog du sous délégué zero ;
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